Faire un Don

DÉCRYPT'AGES

Comprendre la Fondation

LES FORCES

Les énergies

La Fondation AGES est composée de forces vives nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Grâce à ses mécènes, ses ambassadeurs et ses réseaux d’influence, la fondation répond efficacement aux enjeux du vieillissement. En effet, elle fait le lien avec les porteurs de projets, sans lesquels aucune action n’est mesurable.

LES AMBASSADEURS

L’image

La Fondation choisit ses ambassadeurs pour faire rayonner ses actions menées au quotidien, afin de sensibiliser le grand public à la question du vieillissement de la population. Ils font la promotion de l’action de la Fondation pour accélérer la levée de fonds car ils touchent un public nouveau et de susciter son intérêt pour permettre aux ainés de vieillir dans la dignité

Tomi UNGERER

Tomi UNGERER

Jean-Thomas Ungerer, dit Tomi, est né à Strasbourg en 1931. Il vit les années de guerre au Logelbach, à côté de Colmar. En octobre 1953, il entre à l’École Municipale des Arts Décoratifs de Strasbourg pour partir par la suite à New-York. En 1957, paraît chez Harper & Row son premier livre pour enfants, The Mellops go flying, ainsi que des cartoons dans des revues new-yorkaises. Il obtient en 1959 la médaille d’or de la Society of Illustrators de New-York. Il quitte ensuite New-York pour la Nouvelle-Écosse, au Canada, et fait don de son œuvre et de sa collection de jouets aux musées de Strasbourg. L’appel du large le conduit à vivre depuis les années 70 en Irlande. Tomi Ungerer reçoit le Grand Prix National des Arts Graphiques du Ministère de la Culture et obtient, en 1998, le Prix Hans Christian Andersen. En 2007, s’ouvre le Musée Tomi Ungerer à Strasbourg, Centre International de l’Illustration.

 

“Les histoires racontées par les anciens ont toujours été le ferment de l’imagination des enfants. À quoi rêve-t-on petit, si ce n’est aux temps d’avant ? Bien sûr, les veillées d’autrefois ont été remplacées par la télévision et les jeux vidéo, et il est parfois difficile de lutter avec un crayon et quelques couleurs. Mais quand la nuit tombe, que les yeux d’une grand-mère se font plus malicieux, et qu’une chouette hulule au dehors, rien ne remplace la magie d’une histoire racontée par un ancien. Ces moments-là, un enfant ne les oublie jamais, et parfois, il en fait des livres…“

Roger SIFFER

Roger SIFFER

Né en 1948 à Villé, dans la plus belle vallée du monde, Roger Siffer fait des études de philosophie avant de chanter l’alsacien. Il a été producteur télé à France 3 et animateur de l’émission de cabaret satirique « Arrache-moi la jambe » sur Radio France Alsace. Éditeur, il a produit une bonne partie de la chanson alsacienne et a participé à de nombreux téléfilms en Allemagne et en Suisse. Auteur de À chaque fou sa casquette, paru chez Lattès, de Morceaux choisis, chez La Nuée Bleue, et de trois comédies ciné-musicales avec Martin Graff dont Dieu est alsacienne, il est également comédien et délivre ses chroniques et commentaires hebdomadaires pour Radio Victoria Allemagne, SWF Fribourg, SR Saarbrücken. Il obtient le Prix du Journalisme Franco-Allemand en 1994. Il fonde le théâtre de La Choucrouterie en 1984 qu’il dirige toujours. Depuis 15 ans, Roger et toute sa troupe partent en tournée tous les étés dans les villes et villages d’Alsace et de la région.

“Et où l’artiste alsacien va-t-il trouver ses mots rares en dialecte, ses chroniques de village ou ses récits épiques ? Chez les anciens évidemment, passeurs de mémoire à l’œil rieur. Une identité régionale est d’autant plus vivante quand les plus âgés peuvent encore transmettre leur expérience et leur savoir. C’est bien beau de courir le monde, de profiter de la modernité, mais il importe pour chacun de savoir où il revient une fois le voyage terminé. Revenir en Alsace, c’est retrouver la mélodie de la langue, le frémissement d’une petite mousse et une bonne chanson en plus. Mieux nos anciens se porteront, mieux nous chanterons ! “Bisamme !”…“

Marc HAEBERLIN

Marc HAEBERLIN

Marc Haeberlin appartient à la quatrième génération d’une famille de cuisiniers. Formé à l’École Hôtelière de Strasbourg, il fait ses armes auprès de chefs prestigieux : Paul Bocuse, Jean et Pierre Troisgros, René Lasserre, Gaston Lenôtre… avant de rejoindre son père et son oncle à l’Auberge de l’Ill en 1976. Pour Marc Haeberlin, tout doit mériter trois étoiles. Et cette exigence est récompensée ! Les clients de l’Auberge de l’Ill, très fidèles – parfois depuis trois générations –, viennent aussi bien d’Alsace que des États-Unis ou du Japon. C’est précisément au Japon, à Nagoya, que Marc Haeberlin a ouvert en 2007 une nouvelle Auberge de l’Ill, ainsi qu’à Tokyo. Chevalier de l’Ordre National du Mérite depuis 2001, Chevalier de la Légion d’Honneur depuis 2007, Chevalier des Arts et Lettres en 2012, Marc Haeberlin est également président des Grandes Tables du Monde depuis octobre 2001.

 

“En cuisine, le premier apprentissage se fait généralement près des fourneaux familiaux, chez sa mère ou sa grand-mère. L’Auberge de l’Ill raconte quatre générations successives de chefs, c’est dire l’importance de la transmission, le savant cocktail de connaissances, d’éducation du palais et de curiosité permanente. Les étoiles, dans ce métier, ce sont d’abord les créations des anciens. Ils ont imaginé des plats inspirés de leur enfance alsacienne, avec du lièvre, des grenouilles ou de la carpe. Se rapprocher des générations précédentes et les aider grâce à la Fondation, c’est d’une certaine manière nourrir son présent, avec gourmandise…“

Jean-Marie LEHN

Jean-Marie LEHN

Né en 1939 à Rosheim, Bas-Rhin, Jean-Marie Lehn a été nommé professeur à l’université Louis Pasteur à Strasbourg en 1970. De 1979 à 2010, il a été ensuite titulaire de la Chaire de Chimie des Interactions Moléculaires au Collège de France. Il est actuellement Professeur Honoraire au Collège de France et Professeur Émérite à l’université de Strasbourg, où il dirige le laboratoire de chimie supramoléculaire. Il a reçu le Prix Nobel de chimie en 1987 pour ses études sur les bases chimiques de la « reconnaissance moléculaire ». Au cours des années, ses travaux l’ont conduit à la définition d’un nouveau domaine de la chimie, qu’il a dénommé « chimie supramoléculaire ». Celle-ci a ensuite évolué vers l’étude des processus d’auto-organisation et plus récemment vers une chimie « adaptative », dont les objets répondent aux sollicitations du milieu. Auteur de plus de 900 publications, Jean-Marie Lehn a reçu de nombreuses distinctions nationales et internationales.

 

« La chimie se place dans la vaste dimension de l’évolution de la matière dans l’univers de la particule élémentaire à l’organisme pensant. Elle rejoint la condition humaine par sa contribution au prolongement de la vie en durée et en qualité, permettant de faire des projets à tout âge. Le besoin d’un lien entre les générations en devient encore plus fort. La Fondation a l’ambition d’y œuvrer…“

Israël NISAND

Israël NISAND

Né en 1950, Israël Nisand est un gynécologue obstétricien très réputé. Il exerce au CHU de Strasbourg et milite pour l’éthique de l’interruption volontaire de la grossesse et pour la gratuité de la pilule ainsi que l’anonymat pour les mineurs.

Étudiant à la faculté de médecine de Strasbourg, où il est interne des hôpitaux de Strasbourg jusqu’en 1978, il deviendra ensuite chef de clinique assistant. Exerçant ensuite à Poissy, il sera chef du service de gynécologie obstétrique, mais reviendra au CHU de Strasbourg où il est, depuis 2002, chef du département du service de gynécologie obstétrique. Spécialiste en diagnostic préimplantatoire, en IVG, procréation médicalement assistée et sur les questions concernant la bioéthique et l’éthique médicale, Israël Nisand est aussi membre du Haut Conseil de la Population et de la Famille, du Conseil d’Administration de l’Agence de la Biomédecine et de la Commission Nationale de la Naissance

 

“Quand la vie est là, chacun de nous se doit de l’accompagner, aider tout nouvel être à devenir. Cette éthique court tout au long de l’existence, et retrouve son acuité à l’automne de la vie. De la même façon que les nouveau-nés méritent toute notre attention, les aînés ont droit à une qualité de vie préservée, une solidarité de tous. La Fondation rappelle la mission de l’idée de civilisation, “savoir s’occuper des populations les plus fragiles de la société…“

Rémy PFLIMLIN

Rémy PFLIMLIN

Né à Mulhouse en 1954 dans une famille connue dans toute l’Alsace, avec un oncle Président du Conseil dans les années 50, Rémy Pflimlin, jeune diplômé HEC, avait commencé sa carrière dans la presse, au sein du titre Jours de France. Sa trajectoire dans les médias s’était poursuivie avec succès puisqu’il avait occupé un poste de direction au quotidien L’Alsace, puis fut devenu directeur général de France 3 en 1999. Parallèlement, Rémy Pflimlin avait rejoint le Conseil Supérieur de l’Agence France-Presse. Il avait dirigé les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) de 2005 à 2010 avant de devenir président de France Télévisions. Passionné de musique contemporaine, Rémy Pflimlin était président du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et de Musica, festival international des musiques d’aujourd’hui de Strasbourg, où il avait succèdé à Jérôme Clément en 2001. C’est avec beaucoup de tristesse que nous avions appris son décès soudain au soir du 3 décembre 2016. Nos pensées vont à ses proches et nous n’oublierons pas son action au sein de la Fondation.

“Tous ceux qui ont travaillé dans le domaine de la presse ou de l’audiovisuel savent que l’identité d’une région s’exprime le plus authentiquement dans la parole de nos aînés. Ils ont la mémoire longue quand notre société ne sait pas voir au-delà de quelques jours, et savent remettre du sens dans des événements qui semblent confus aux plus jeunes. En Alsace, ils sont bien plus que des silhouettes sur une carte postale, ils incarnent l’âme de nos villages et d’une histoire parfois douloureuse. Les accompagner au mieux, c’est aussi ménager notre futur, le sens que nous donnons à nos projets…“